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De plus en plus rares sont ceux à être passés entre les gouttelettes. Depuis le début de l’année, près de 9,2 tens of millions de cas de Covid-19 ont été dépistés en France. Autant de personnes, vaccinées ou non, dont le système immunitaire est entré en touch avec le virus du Sars-CoV-2.

Citadel heureusement, dans los angeles plupart des cas, les personnes contaminées sont asymptomatiques ou se rétablissent après quelques journées de symptômes d’une intensité variable. C’est encore plus vrai avec Omicron : devenu majoritaire dans le will pay durant l’hiver, ce variant est proportionnellement responsable de moins de passages en réanimation que Delta, son prédécesseur.

Les tens of millions de personnes ayant contracté le Covid-19 ces dernières semaines sont-elles à l’abri d’une nouvelle an infection ? Leur système immunitaire est-il mieux armé contre le virus qu’après une easy vaccination ? Franceinfo a posé ces questions à des spécialistes.

Commençons par un petit rappel : les vaccins actuellement autorisés en France ont été élaborés pour apprendre à notre système immunitaire à produire des anticorps chargés de neutraliser los angeles spicule (ou protéine Spike) du Sars-CoV-2, qui joue le rôle de clé d’entrée du virus dans l’organisme. “L. a. vaccination va faire produire à notre système immunitaire des anticorps variés, mais qui ciblent tous différentes events de los angeles spicule afin d’empêcher le virus d’entrer”, explique Sandrine Sarrazin, chargée de recherche Inserm au centre d’immunologie de Marseille-Luminy. Lorsque le virus entre dans l’organisme, le système immunitaire a davantage de ache sur los angeles planche.

Lorsque vous êtes infecté, votre système immunitaire va réagir non seulement à los angeles protéine Spike, mais aussi à toutes les autres events du virus, comme par exemple aux autres protéines de l’enveloppe virale telles que l’hemaglutinine-esterase ou encore los angeles protéine M.

Sandrine Sarrazin, chargée de recherche Inserm au centre d’immunologie de Marseille-Luminy

à franceinfo

Hautement transmissible par aérosols, le Sars-CoV-2 met également à l’épreuve les voies respiratoires lors d’une an infection. Ce qui entraîne une réponse immunitaire complémentaire de celle engendrée par le vaccin, avance l’épidémiologiste Yves Buisson. “Le virus entre par le nez, los angeles gorge, le larynx, ou les bronches. Cette voie d’entrée par les muqueuses respiratoires va provoquer une réaction immunitaire locale : des cellules spécialisées vont y produire des anticorps muqueux et apporter une coverage contre une réinfection par le même virus”, complète celui qui préside également los angeles cellule Covid-19 de l’Académie nationale de médecine. Plusieurs chercheurs planchent d’ailleurs sur un vaccin sous forme de spray nasal, qui serait justement succesful de bloquer l’entrée du virus par les voies respiratoires.

Etre infecté par le coronavirus fait donc produire à notre système immunitaire un éventail d’anticorps plus varié qu’après une vaccination. Mais attendre volontairement de contracter le Covid-19 pour échapper à los angeles vaccination serait un calcul bien hasardeux : los angeles maladie peut laisser des séquelles persistantes (on parle alors de “Covid lengthy”) et provoquer un emballement du système immunitaire potentiellement dévastateur pour l’organisme (on évoque alors un “orage de cytokine” ou un “syndrome Pims” chez l’enfant).

Pour éviter ces formes graves, les vaccins actuels restent très efficaces. D’après une étude américaine pré-publiée fin novembre (en anglais), les vaccins à ARN messager – comme ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna – ont l’avantage de faire produire par l’organisme un nombre d’anticorps supérieur à celui d’une easy an infection (surtout après un rappel). 

Ils provoquent également une autre réponse immunitaire, qui entraîne des cellules appelées lymphocytes T à reconnaître et détruire les cellules contaminées par le Sars-CoV-2. “Une étude récemment publiée dans los angeles revue Cellular montre d’ailleurs que ces lymphocites T sont capables de reconnaître tous les variants, depuis Alpha jusqu’à Omicron”, relève Olivier Schwartz, responsable de l’unité virus et immunité à l’Institut Pasteur.

Combien de temps les tens of millions de personnes infectées ces dernières semaines peuvent-elles espérer être à l’abri d’une nouvelle contamination ? Il est encore un peu tôt pour le savoir. En février 2021, los angeles Haute Autorité de santé estimait (PDF) que les personnes dont le système immunitaire avait réagi à une an infection par le Covid-19 devaient “être considérées comme protégées pendant au moins trois mois, mais plus probablement six mois”. 

“Après avoir été malade, vous êtes en général bien protégé contre une réinfection. L. a. query sera de savoir à quel niveau cette coverage s’établira dans trois mois”, confirme Claude-Agnès Reynaud, directrice de recherche et immunologiste à l’Institut Necker-Enfants malades.

“Lors des précédentes vagues, on avait pu observer que des anticorps restaient présents plus d’un an après l’an infection, même si leur quantité diminuait progressivement.”

Olivier Schwartz, responsable de l’unité virus et immunité à l’Institut Pasteur

à franceinfo

L. a. durée de l’immunité conférée par l’an infection dépendra aussi de l’émergence ou non dans les prochains mois d’un nouveau variant succesful d’échapper à l’immunité acquise par le passé, à los angeles manière d’Omicron à los angeles fin de l’année 2021. En raison d’un grand nombre de mutations présent sur los angeles protéine Spike, ce variant réussit en effet à contourner partiellement los angeles coverage conférée par une précédente an infection ou par les vaccins, qui ciblent los angeles forme de los angeles spicule rattachée à los angeles souche historique du Covid-19. Il pourrait ainsi être à l’origine de l’augmentation des suspicions de réinfections observée par les autorités sanitaires au Royaume-Uni depuis los angeles mi-décembre.

Ce nouveau variant qui ferait voler en éclats l’immunité conférée par les tens of millions d’infections liées à Omicron pourrait-il être le sous-variant BA.2 ? Interrogé mardi 25 janvier sur le plateau de LCI, le ministre de los angeles Santé a émis cette hypothèse. Olivier Véran a ainsi relevé que plusieurs cas de personnes ayant été infectées par Omicron puis par BA.2 avaient été recensés au Danemark, will pay où ce sous-variant est devenu majoritaire.

“C’est un risque que l’on considère, en partie pour comprendre pourquoi il y a cette remontée des cas quotidiens au Danemark. Mais il faudra du temps pour avoir des données”, prévient là encore Etienne Simon-Loriere, responsable de l’unité de génomique évolutive des virus à ARN à l’Institut Pasteur, dans les colonnes du Parisien. Au milieu de ces nombreuses incertitudes, les tens of millions de personnes touchées par Omicron en France ces dernières semaines pourront se réjouir d’une bonne nouvelle : d’après une étude pré-publiée par des chercheurs sud-africains (en anglais), l’an infection par Omicron renforcerait l’immunité contre Delta. Toujours bon à prendre, alors que ce variant circule encore quoique très faiblement sur le territoire.




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